Cinquième communique de presse

La cour internationale de justice a rendu son verdict : l’Azerbaïdjan doit mettre un terme au blocus en Artsakh

Paris, le 23 février 2023 – Le 22 février, la Cour Internationale de Justice a pris position au sujet du blocus du corridor de Latchin par l’Azerbaïdjan : « La République d’Azerbaïdjan doit […] prendre toutes les mesures dont elle dispose afin d’assurer la circulation sans entrave des personnes, des véhicules et des marchandises le long du corridor de Latchin dans les deux sens ».

Depuis plus de deux mois, 120 000 Arméniens de l’Artsakh (Haut-Karabakh) vivent sous blocus azéri, privés de vivres, de médicaments, d’accès aux soins et de déplacement. Ils subissent également régulièrement des coupures de gaz et d’électricité, ce qui contraint les écoles et jardins d’enfants de fermer. 30.000 enfants font partie des victimes de ce blocus inhumain orchestré par Ilham Aliyev, le président de l’Azerbaïdjan.

Désormais, l’Azerbaïdjan doit se conformer à l’obligation d’ouvrir le corridor car compte-tenu du risque de « préjudices irréparables lorsque la santé et la vie des personnes concernées sont mises en danger », la Cour considère que la politique de blocus sur la base ethnique constitue une violation directe des article 2 et 5 de Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Les Arméniens d’Artsakh sont les principales cibles de cette tentative de nettoyage ethnique.

Un rapport publié hier par la fondation Tatoyan détaille très précisément les mensonges d’Etat de la dictature azérie en démontrant que les supposés éco activistes ne sont en réalité que les partisans du régime de Baku.

En parallèle de cette décision, La Cour rejette la demande en indication de mesures conservatoires présentée par la République d’Azerbaïdjan le 4 janvier 2023 à l’encontre de l’Arménie (en détail).

Quatrième communique de presse

67e jour de blocus de l’Artsakh par l’Azerbaïdjan : population en très grand danger

Paris, le 16 février – Une crise humanitaire majeure se déroule actuellement, demeure dans l’angle mort de l’actualité, et reste invisible de l’opinion publique. L’Arménie et l’Artsakh* sont des victimes collatérales de la guerre en Ukraine, et le silence médiatique généralisé est un facteur aggravant, car il laisse dans l’ombre les victimes et assure l’impunité de l’agresseur azerbaïdjanais.

Depuis plus de 2 mois, la population de l’Artsakh* (Haut-Karabakh) soit 120 000 arméniens dont 30 000 enfants, subit un blocus impitoyable, décrété par l’Azerbaïdjan. Le collectif Armaras appelle les médias à sensibiliser le grand public sur cette tragédie qui est en train de se dérouler sous vos yeux.

Depuis la signature de l’accord trilatéral du 9 novembre 2022, l’Azerbaïdjan a multiplié les agressions et violations du traité, violations du cessez le feu sur les ligne de contacts, incursions militaires sur le territoire arménien. L’offensive de la mi-septembre 2022 conduit à l’occupation de 150 km2 du territoire arménien par l’armée azerbaïdjanaise, qui s’est positionnée sur des hauteurs stratégiques, surplombant les villes de Jermuk, Kapan et Goris. Le centre et le sud de l’Arménie sont désormais directement menacés. Une occupation directe du territoire arménien et les exactions commises sur soldats/ soldates prisonniers arméniens.

Les alertes d’ONG se sont multipliées et ont appelé à une protection des Arméniens d’Artsakh et une condamnation des agissements de l’Azerbaïdjan :

par l’Azerbaïdjan depuis le 12 Décembre 2022. Les signataires sont des personnalités prestigieuses du monde économique et politique.

La Russie ne joue plus le rôle de ‘protecteur’ des Arméniens en raison de sa proximité avec le Président Aliyev et l’enchevêtrement des intérêts dans l’exploitation de gisements gaziers, et le renforcement des intérêts russes de Lukoil dans le gisement SHAH- DENIZ PROJECT de la mer Caspienne.

Pour protéger les victimes, il est urgent d’agir en dénonçant l’agresseur et exiger des sanctions contre la dictature de l’Azerbaïdjan.

Troisième communiqué de presse

60E jour de blocus en Artsakh (Haut-Karabakh)

Paris, le 9 février – Depuis le 12 décembre 2022, des militants « écologistes » Azéris bloquent l’unique route reliant le Haut-Karabakh (Artsakh) à l’Arménie. 120 000 Arméniens sont privés de vivres, médicaments, gaz, électricité.

Avec les températures négatives de l’hiver les faux activistes ont été remplacés par des militaires.

Ce blocus orchestré par le régime dictatorial d’Aliyev se poursuit dans l’ombre d’une actualité internationale monopolisée à juste titre par la guerre en Ukraine et par les conséquences du séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie.

L’objectif du blocage de la route de Lachine est simple : le nettoyage ethnique des Arméniens de l’Artsakh, région retirée à l’Arménie et rattachée à l’Azerbaïdjan arbitrairement par Staline en 1921.

Quelques données :

  • 120 000 habitants d’Artsakh (dont 30 000 enfants, 20 000 personnes âgées, 9 000 handicapés) souffrent de malnutrition et de risque d’hypothermie.
  • 41 jardins d’enfants et 20 écoles secondaires demeurent fermées, privant 5 528 enfants de leur droit fondamental à l’éducation.
  • 580 citoyens d’Artsakh sont privés de la possibilité d’une intervention chirurgicale que leur état de santé impose.
  • 6 enfants et 9 patients adultes se trouvent en réanimation (dont 4 dans un état extrêmement grave) sans possibilité d’être transférés en Arménie pour recevoir les soins nécessaires.
  • 5 100 personnes ont perdu leurs emplois.

Il s’agit de la dernière manifestation de la volonté d’éradiquer toute trace arménienne, comme en témoignent les nombreux pogroms commis par l’Azerbaïdjan sur les Arméniens de cette région : massacre de Chouchi (20.000 Arméniens tués du 22 au 26 mars 1920), de Sumgaït (27 février au 01 mars 1988), de Bakou (12 au 19 janvier 1990), de Maragha (10 avril 1992) mais aussi la destruction de toute trace de culture arménienne (par exemple pour l’immense mausolée médiéval de Djoulfa au Nakhitchevan).

Victorieuse de la guerre de 2020, l’Azerbaïdjan, largement soutenu par la Turquie d’Erdogan conformément à leur devise commune « une seule nation, deux Etats » vise également le sud du territoire souverain de l’Arménie (Syunik), qu’elle occupe depuis le 13 septembre 2022. Cette invasion est une violation du droit international et n’est pas conforme à l’accord de cessez-le-feu du 9 novembre 2020.

Au même titre que la Russie de Poutine, le régime expansionniste d’Aliyev en Azerbaïdjan se sent autorisé à défier toutes les valeurs démocratiques et les dispositions du droit international. Riche en hydrocarbures, cet État dictatorial compte sur l’indulgence d’une Union Européenne qui, tentant de diversifier ses approvisionnements énergétiques, ferme les yeux sur cette catastrophe humanitaire.

Le peuple arménien, tout comme le peuple ukrainien, se bat pour sauvegarder son existence et ses valeurs démocratiques. Il est dans notre intérêt de tenter de contenir avec la même force toutes ces dérives expansionnistes héritées du passé qui se nourrissent – hélas – d’une réaction insuffisante de la communauté internationale.

L’Arménie et l’Artsakh réclament les efforts de tous pour mettre fin à cette situation inhumaine et ainsi éviter l’anéantissement du peuple arménien programmé par la Turquie et l’Azerbaïdjan.

Second communiqué de presse

Situation humanitaire urgente suite au blocus de l’Artsakh (Haut-Karabakh)

PARIS, le 30 janvier 2023 – Combien de temps 120 000 êtres humains peuvent-ils tenir sans gaz, sans électricité, sans vivres et sans médicaments par des températures négatives ? Les hivers sont rudes dans le Caucase. Cela n’empêche pas l’Azerbaïdjan de continuer le blocus illégal du corridor de Latchine, seule route permettant de relier l’Arménie à l’Artsakh. Entamé le 12 décembre dernier, ce désastre humanitaire se poursuit à présent depuis 50 jours dans l’ombre de la guerre en Ukraine, qui, à juste titre, mobilise toute l’attention internationale.

Tout comme l’Ukraine, l’Arménie est une démocratie envahie par un régime dictatorial et expansionniste. Tout comme le peuple ukrainien, le peuple arménien se bat pour sa liberté et contre la tyrannie d’un Etat qui veut purement et simplement le rayer de la carte.

En affamant ses 120 000 habitants (dont 30 000 enfants privés d’enseignement, faute de pouvoir chauffer les écoles) et en bloquant leur seule route de survie, l’Azerbaïdjan souhaite cette fois mettre un terme à la présence millénaire des Arméniens sur leurs terres historiques. L’Artsakh, région peuplée d’Arméniens offerte à l’Azerbaïdjan par Staline en 1921, est victime d’un nettoyage ethnique qui se poursuit depuis plus d’un siècle.

Pour bien saisir cette logique génocidaire, rappelons brièvement les principaux pogroms commis par l’Azerbaïdjan envers la population arménienne : massacre de Chouchi (20 000 arméniens tués du 22 au 26 mars 1920) de Sumgaït (27 février au 01 mars 1988) de Bakou (12 au 19 janvier 1990), de Maragha (10 avril 1992). Rappelons également les nombreux crimes de guerre commis par l’Azerbaïdjan depuis 2020 : décapitations, mutilations et viols de femmes soldats, exécution de soldats désarmés, détention et torture de prisonniers de guerre, utilisation d’armes interdites, etc. Ce blocus n’est que la dernière manifestation en date d’une série d’actes de barbarie destinés à éliminer toute présence arménienne en Artsakh.

Sortie victorieuse de la guerre de 2020, l’Azerbaïdjan, ayant bénéficié largement de l’aide de la Turquie d’Erdogan et de mercenaires djihadistes venus de Syrie, capitalise dans une vision jusqu’au-boutiste sur ses succès militaires pour obtenir toujours plus de territoires arméniens en commençant par l’Artsakh, pour viser ensuite le sud de l’Arménie (Syunik). Outrepassant les dispositions du traité du 9 novembre 2020, la dictature d’Aliyev occupe depuis le 13 septembre 2022 près de 150 km2 du territoire souverain arménien, reconnu internationalement.

Seule une mobilisation d’ampleur pourrait renverser la donne face à la puissance d’un Azerbaïdjan riche en hydrocarbures, ayant signé avec l’Union Européenne de nouveaux contrats destinés à acheminer son gaz (acheté partiellement à la Russie !), son pétrole et son électricité. À ce titre, la France, ayant déjà convaincu ses partenaires européens de la nécessité d’une nouvelle mission d’observation en Arménie, tente également d’agir pour débloquer cette situation humanitaire désastreuse.

Le peuple arménien réclame toute l’attention du monde médiatique et de la communauté internationale pour mettre fin à ce blocus qui constitue un acte de guerre à part entière.

Premier communiqué de presse

Blocus du corridor de Latchin par l’Azerbaïdjan entre l’Arménie et l’Artsakh : le collectif ARMARAS se mobilise pour informer le grand public

Paris, le 16 janvier 2023 – Aujourd’hui, plus de 120 000 Arméniens sont coupés du monde en raison du blocus illégal du corridor de Latchin reliant les Arméniens de l’Artsakh au territoire de l’Arménie, en raison de la politique d’Ilham Aliyev. Face à cette crise humanitaire, le collectif «ARMARAS», composé de plus de 200 bénévoles et professionnels de la communication, se mobilise pour sensibiliser les médias et le grand public sur la situation tragique que traversent l’Arménie et l’Artsakh. (1)

Depuis le lundi 12 décembre, le corridor de Latchin, l’unique route reliant les Arméniens de l’Artsakh (Haut-Karabakh) au territoire de l’Arménie, est bloqué par une centaine d’activistes azerbaïdjanais se faisant passer pour des “militants écologistes”, privant ainsi les Arméniens de nourriture, de soins médicaux ou d’électricité, en plein hiver. Depuis vendredi, l’unique câble à fibre optique fournissant une connexion internet à l’Artsakh depuis l’Arménie, ainsi que la seule ligne électrique à haute puissance qui fournissait de l’électricité, ont été endommagées. Le gouvernement azerbaïdjanais a refusé de permettre aux ingénieurs de l’Artsakh de réparer les dégâts.

Ce blocus s’inscrit à la suite de la guerre de 2020, ou “guerre des 44 jours”, qui a fait plus de 4000 morts et 12000 invalides arméniens. La Turquie, alliée historique de l’Azerbaïdjan, a pendant cette guerre appuyé militairement l’Azerbaïdjan en lui procurant des armes et des djihadistes, mercenaires syriens et libyens, permettant à l’Azerbaïdjan de gagner du terrain dans la région.

Depuis deux ans, malgré l’accord de cessez-le-feu signé le 9 novembre 2020 entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie, l’Azerbaïdjan a envahi et occupé le 13 septembre dernier de façon illégale plus de 150 km2 du territoire arménien internationalement reconnu.

L’occupation de ces territoires situés sur des hauteurs stratégiques constitue une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Arménie, des accords internationaux et de la charte des Nations Unies.

Ces attaques, ainsi que le blocus du corridor de Latchin encore en cours, ont pour objectif de contraindre l’Arménie à céder son territoire pour créer une continuité territoriale entre l’Azerbaïdjan, son exclave du Nakhitchevan et la Turquie – dans une logique panturquiste – et d’isoler encore davantage l’Arménie en la privant de sa frontière avec l’Iran.

Devant la réaction timide des médias sur la question de l’Arménie focalisés par la guerre en Ukraine, ainsi que les accords gaziers entre l’Union Européenne et l’Azerbaïdjan, ce dernier profite de la situation afin que Bakou obtienne une soumission totale de l’Artsakh.

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ARMARAS : un collectif de plus de 200 professionnels et volontaires

En 2023, un collectif de tous horizons s’est spontanément structuré afin d’apporter auprès des médias toute la documentation nécessaire pour établir la vérité sur ce conflit. Ce collectif est composé d’un groupe stratégique qui donne les principales orientations aux différents groupes de travail : réseaux sociaux, presse, marketing digital et réseau international (USA, Europe et Canada).

Pour cela, ARMARAS propose plusieurs outils :

  1. Organisation de conférences
  2. Cartographies
  3. Mise en contact avec un réseau de spécialistes : histoire, économie, géopolitique…
  4. Banque photos prises sur place
  5. Organisation de voyages de presse
  6. Contact avec des fixeurs

Pour Armaras : “Notre objectif est de communiquer avec la plus grande transparence et une grande objectivité les événements qui se déroulent aujourd’hui sur le territoire arménien, laissant dans le désespoir 120 000 Arméniens, sans ressources, sans nourriture, coupés du monde et dont l’ampleur de la catastrophe évolue vers un second génocide du XXIème siècle, en apportant aux médias et au grand public les éléments dont ils auraient besoin.”

(1) L’Artsakh est une région enclavée peuplée par des Arméniens et dont le territoire a été donné arbitrairement en 1921 par Staline, à la nouvelle République d’Azerbaïdjan. Après la chute de l’URSS, la guerre du Haut-Karabakh a fait plus de 30 000 morts et s’est conclue par un cessez-le-feu en 1994 et l’autodétermination du territoire d’Artsakh, encore non-reconnue par la communauté internationale.